L'émergence
d'un forum
De 1960 à 1978, les courses et les organisateurs étaient
essentiellement d'origine anglo-saxones ( Transat en solitaire 1960, Whitbread
1973 ).
A
leur tour, les Français devinrent organisateurs. Ce
fut d'abord la Route du Rhum en 1978, puis la Transat Le Point-Europe 1,
Lorient-les Bermudes-Lorient en 1979.
Avec l'arrivée des courses canadiennes et espagnoles, la
compétition s'ouvrait à d'autres nationalités, son champ
d'action s'élargissait.
En 1980, L'AFIPOCO était créée à l'initiative
de Michel Etevenon. Cette association avait pour vocation de regrouper les organisateurs
de courses et pour objectif d'établir un championnat du monde quadriennal.
Au fil des
années, la course open a véritablement
explosé et s'est internationalisée. Aussi, pour maîtriser
cette croissance, il s'est rapidement avéré nécessaire
de faire évoluer la structure.
En septembre
1986, à l'initiative de : Michel Etevenon,
Gérard Petipas et René Rochat, la Fédération
internationale de Course Open Offshore prit le relais de l'AFIPOC.
En 2000, sous
la pression de la Fédération Française
de Voile, la FICO, tout en gardant son label, change son nom en " Forum
International de la Course Océanique ".

La FICO a pour vocation :
- de promouvoir :
- Le yachting de compétition océanique
- les skippers et les équipiers par l'entremise d'un championnat du
monde
- les commanditaires de bateaux grâce à un championnat du monde
des marques
- de coordonner
dans le temps l'ensemble des courses océaniques,
sur une période olympique de 4 ans,
- d'élaborer, dans le même temps, un calendrier
des courses agréées FICO.
Font également
partie de ses attributions :
- La sauvegarde
des traditions de la marine dans le respect des règlements internationaux
- L'assistance
de ses membres dans leurs relations avec les autorités
maritimes sportives nationales
- Le respect
et la défense du droit de la presse à l'information
- La
contribution à l'élaboration de la charte
sur les moyens et techniques de communication de l'événement.

Les
moyens de la FICO : les clés de
la réussite
Pour atteindre ses objectifs, la FICO s'efforce, notamment
:
- de regrouper,
en son sein, tous les promoteurs et organisateurs de courses océaniques,
quelque soit leur nationalité
- d'internationaliser
la course océanique
- de présenter
un cadre administratif et financier aux organisateurs pour mieux structurer
la course open offshore
- de prendre, au besoin, l'initiative d'organiser de telles courses
- de s'assurer
que les organisateurs de courses océaniques
respectent le cahier des charges défini par le forum
- d'assister
techniquement, le cas échéant, les
organisateurs de courses océaniques
- de se substituer,
en cas de besoin, à un organisateur
défaillant
- d'assurer
les relations avec les autorités sportives,
fédérations nationales et internationales
- d'assurer
le respect des règlements sportifs en vigueur
- d'établir
le calendrier des courses océaniques
FICO de promouvoir le championnat du monde FICO des coureurs
et des
marques.

Une structure innovante
La compétition se développant, la voile océanique
réclama une association d'organisateurs puissante. La FICO prit rapidement
de l'importance.
Dès 1989, la FICO était amenée, en accord
avec les commanditaires des bateaux et les coureurs, à promulguer certaines
règles :
- Limitation
de la taille des multicoques à 60 pieds,
- Obligation des moteurs in-board pour les multicoques de 60
pieds,
- Etablissement
et harmonisation du calendrier des courses océaniques,
- Officialisation
du fait que tout bateau se présentant
en retard dans le port de départ d'une course soit pénalisé en
argent et non en temps,
- Création d'un championnat du monde des coureurs et des
équipiers,
- Création
d'un championnat du monde des marques,
- Limitation
de la hauteur des mâts des multicoques à 100 pieds,
- Elaboration
avec l'UNCL d'un réglement de sécurité sur la base
de celui de l'ORC,
- Reconnaissance par L'ISAF,
- Etude de
la réparation à donner à un bateau
s'étant dérouté pour porter assistance,
- Constitution
de commissions agréés FICO
pour former les juges ISAF à la course océanique.